mercredi 9 décembre 2015

Ma France en colère !















« Nous devons être convaincus, les uns et les autres, que ce contraste permanent entre la prospérité de quelques-uns et la misère du plus grand nombre a créé le sentiment d'injustice et de colère sur lequel est fondée la révolte actuelle ».[ Pierre Brana ]
Une France en colère, une France qui en a marre et qui l’a manifesté ce dimanche 6 décembre 2015 en faisant ce vote sanction ! Le Front national réalise un score historique en arrivant en tête dans six régions au premier tour alors que malgré ce score, les Républicains refusent tout rapprochement avec la gauche au second tour tandis que le PS retire ses listes en Paca et dans le Nord-Pas de Calais-Picardie.
Le retrait : arme à double tranchant ! D'un côté, cela peut (et je dis bien PEUT car on ne maîtrise pas le vote des électeurs....heureusement ! ) faire barrage au FN mais, d'un autre côté elle bloque un parti de la vie de la région durant 6 ans.  
Choix à faire en toute conscience avec un seul but : La FRANCE !
Et, bien que je ne sois pas une groupie de Mélenchon je reprendrai ses propos : "Le choix de chacun n’est plus politique, mais moral et philosophique. Chaque personne doit se demander si elle peut violer sa conscience politique au profit d’un impératif réputé supérieur" (Mélenchon)
Il fût un temps où j’aurais fortement désapprouvé ce vote FN mais, aujourd’hui, même si je n’adhère pas à cette idéologie, je peux les comprendre….
Nous sommes gouvernés par des gens qui sont loin des réalités de la vie, qui ne voient pas les pauvres dans les rues, qui s'engraissent sur notre dos et qui pondent des lois pour s'engraisser plus encore !
Mais, n'y-a t-il pas d'autre solution que des extrêmes ? L'histoire nous a montré que cela pouvait être très dangereux, dramatique même et, la commémoration du 8 mai devrait nous remettre l’histoire en mémoire ! La Seconde Guerre mondiale se termine le 8 mai 1945, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims et laisse un bilan sans équivalent dans l'Histoire avec plus de cinquante millions de morts militaires et majoritairement civils (400.000 Américains, autant de Britanniques, 600.000 Français, huit millions d'Allemands, dix à vingt millions de Soviétiques….. etc).









Devant ce Gouvernement qui ne voit rien et qui est  incapable de gérer les problèmes de la France, qui veut légaliser et payer la délation mais aussi......taxer ceux qui se sont crevés pendant des années pour avoir un toit et, pendant ce temps, eux, vivent aux frais des FRANÇAIS, je comprends la colère des Français !
Mardi soir, lors d'un débat j'ai entendu resurgir cette idée qui me trotte depuis des années, depuis mes années "groupie" de Bayrou, groupie et encartée !!!! lol  Parti que j'ai abandonné assez dégoûtée !
Pourquoi un VRAI centre est-il impossible ? Pas ces centres qui bouffent à TOUS les râteliers comme ceux que nous avons maintenant !
Un centre capable d'accepter les idées bonnes de quelque parti qu'elles viennent ou de les dénoncer si elles sont mauvaises !
N'y-a-t'il personne dans notre pays capable d'amener cela ?????
Ne serait-ce pas plus raisonnable que d'aller vers des extrêmes ? L'histoire nous a appris les problèmes liés à ces votes extrémistes, droite comme gauche ! Avons-nous oublié l'histoire ?
Que se passera-t-il dimanche le 13 décembre ? Le FN va-t-il gagner 6 départements ? Quoiqu’il en soit, c’est une leçon envoyée à des gouvernements (droite et gauche) auxquels nous n’avons plus confiance !












En 1969, De Gaulle mis à mal a choisi de se retirer.
Notre gouvernement est lui aussi mis à mal mais, partira-t-il et Hollande aura-t-il l'excellente idée de demander la démission de son gouvernement d'incapables qui plombent la France ??? Education Nationale, Justice, Santé, Emploi…..tout va très mal et s’ils n’en prennent pas conscience ce ne seront pas des régions qui tomberont aux mains du FN mais, la France en 2017 !

Le 6 décembre 49% d’électeurs se sont abstenus !
L’abstention a été très forte pour ce premier tour des élections régionales mais, ne pas confondre vote Blanc et vote Nul !  Le vote blanc "(ci-joint pétition ) consiste à déposer dans l'urne une enveloppe vide ou contenant un bulletin dépourvu de tout nom de candidat, et ce vote indique une volonté de se démarquer du choix proposé par l'élection." 
Demandons une reconnaissance du vote blanc comme un vrai vote qui invaliderait une élection si le taux est élevé !
Et, si on me demandait que voter dimanche, je répondrais honnêtement, je n’en sais rien et, je ne le sais pas moi-même mais, réfléchissons avant de mettre le bulletin dans l’urne !
" La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance."  ( Jean Lescot )

J'avais écrit  dans "Au risque de me perdre" :
- J’ai rêvé de changer le monde » me dit elle en riant ! Et, plus sérieusement elle ajoute : « J’en avais assez d’entendre les gens râler et de râler moi-même, il fallait que je découvre, que je comprenne. Je me sentais très partagée aussi, je cherchais… le centre ! Je vais essayer de rassembler tous mes souvenirs afin de te faire participer à ce que je croyais être une grande et merveilleuse expérience ! »
Mais, la réalité est autre car en 2008  :
 Un message privé lui demande: « c'est la fin ? » 
« Je ne sais pas ! » répond-elle.
Un message d'espoir répond au premier :
« Non, ce n'est pas la fin ! Tout n'est effectivement pas rose, loin de là… et les luttes de pouvoir ne sont pas terminées. Nos élections internes, ont donné parfois un spectacle navrant de ce que peuvent engendrer les ambitions personnelles, les ego surdimensionnés, la mauvaise foi et le mensonge. Mais, elles ont aussi favorisé l'expression de vraies convictions, l'engagement désintéressé d'un grand nombre de militants... »
Gaby semble bien pessimiste …
L’UDF dont François Bayrou était devenu président en 1998 avait alors 114 députés à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui, après 10 années de présidence, il n’en a plus que trois ! Que se passe-t-il ? Plus d’adhérents dit-on et de moins en moins d’élus ? Est ce vraiment fini ou le temps est-il venu d'une remise en question « musclée » ? Les résultats des présidentielles n’ont-ils pas fait tourner trop de têtes ?

Un vrai Centre ne peut-il exister ? Et, si on les payait moins, les vrais vocations se révéleraient peut être car Pouvoir + Fric font sûrement tourner bien des têtes ! 

« Le pouvoir est l’aphrodisiaque suprême » (Henry Kissinger) alors qu’il devrait être fait, « non pour servir le pouvoir des heureux mais, pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement » (Abbé Pierre ) 

dimanche 29 novembre 2015

"Soyons dignes" !











Après Charlie Hebdo en janvier, notre pays est à nouveau la proie de ces fanatiques !
Vendredi 13 novembre : c’est à nouveau l’horreur. 130 morts, 352 blessés, et au moins 99 "en état d'urgence absolue". Les terroristes ont frappé en plusieurs endroits : le Bataclan lors d’un concert, la terrasse du restaurant du Petit Cambodge, le stade de France lors du match France-Allemagne…..
«130 noms. 130 vies arrachées. 130 destins fauchés. 130 rires que l'on n'entendra plus. 130 voix qui à jamais se sont tues».(F.Hollande)

La France est en deuil et, malgré cela lors de la séance des questions au gouvernement du mardi 17 novembre, les propos de Manuel Valls ont été accueillis par les huées de l’opposition. C’est écoeurant ! Aucun respect pour ceux qui sont partis, pour les blessés, pour les familles !
«Soyons dignes ! » a solennellement asséné ce mardi le Premier ministre aux députés, lors des premières questions au gouvernement depuis les attentats de Paris. »
Sur les réseaux sociaux, des internautes d’ordinaire peu favorables à la gauche, ont spontanément manifesté leur «dégoût» et leur «honte» !
Alors que l’on parle d’Union, la guéguerre politique se poursuit sans aucun respect pour ceux qui ont perdu la vie.
Quelle triste image de notre monde politique ! Je suis dégoûtée et, même, effrayée ! Même dans des moments aussi difficiles, ils sont incapables de s’unir. C’est pathétique !
Quel déplorable spectacle !!!!

Et, c’est dans cette atmosphère lourde de tristesse, d'interrogations sur demain, que le 6 et le 13 décembre, nous irons voter pour les élections régionales ! 
Comment voter quand on n'a pas grande confiance dans les uns et que l'on est écoeurée par le manque de respect des autres ?????

« Vendredi 13 novembre, ce jour que nous n'oublierons jamais, la France a été frappée en son cœur", a lancé le chef de l'Etat lors de l’hommage rendu aux Invalides…. »
«Nous ne céderons ni à la peur, ni à la haine» (F.Hollande)

C’est toute la nation Française qui a rendu hommage aux victimes des sanglants attentats de Paris et les voix de Yaël Naim, Camélia Jordana et Nolwenn Leroy ont entonné la chanson de J.Brel : 


lundi 9 novembre 2015

Vivre ensemble ! Une école maternelle dans une maison de retraite !

« Nos sociétés occidentales ont depuis trop longtemps voulu cacher et ignorer la vieillesse pour idolâtrer que ce qui est jeune et loin de la mort. C’est une grossière erreur. Il n’est pas trop tard pour revenir
en arrière. Et vivre ensemble ! »
Une expérience géniale aux USA, à Seattle (USA).
« La jeunesse et la vieillesse font partie d’un seul et même parcours : la vie ! Alors pourquoi cloisonner l’un et l’autre ? A Seattle (USA), cette mauvaise habitude a volé en éclats… et de quelle manière ! Une école maternelle a carrément ouvert ses portes dans une maison de retraite ! Une idée géniale. »
« Grâce à l’école installée dans leurs murs, les pensionnaires de la maison de retraite sortent d’un douloureux isolement. »

Aujourd’hui, la Ministre de l’EN nous « rabat les oreilles » avec la mixité sociale et oublie toutes ces personnes âgées qui, dans les maisons de retraite, se sentent isolées, délaissées, abandonnées ! Ces personnes âgées qui auraient tant à apporter à nos jeunes ! Notre jeunesse qui pourrait leur redonner le sourire, notre jeunesse qui pourrait profiter de l'expérience de ceux qui ont vécu !

"La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable, et une sérénité bien préférable à la passion. (Marcel Jouhandeau )

Et, le lundi, quand je quitte cette maison de retraite dans laquelle nous sommes allés chanter avec les résidents, j’ai honte pour nos politiques, honte pour eux qui ne sont pas capables de comprendre cela !!!!!
Honte à nos politiques qui essaient de nous endormir avec des discours qui ne font que « diviser pour mieux régner » mais, qui oublient qu’il y a une vieillesse et une jeunesse et que les deux peuvent s’entraider et s’apporter énormément !
N’est-il pas là le secret du mieux vivre ensemble ?
Chaque ministre y va de sa réforme pour laisser une empreinte, sans respect pour la tâche qui leur a été confiée ! Il faut tout démolir et peu leur importe si certaines réformes avaient fait leurs preuves....Il faut tout détruire !

Bien des lois ont été proclamées afin de transformer le système éducatif. Bien des débats ont été lancés. Bien des ministres de droite comme de gauche ont tenté de réformer. Chacun a voulu y mettre « sa patte » mais, qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Rendu gratuit en 1881 par J.Ferry, l’enseignement public devient en 1882 obligatoire et laïque. L’enseignement devient un droit pour tous. Le secondaire est encore réservé à une classe sociale aisée.
Ce sera parfois « la valse » des ministres, pour des temps très courts parfois !
En mai 1968, Alain Peyrefitte se trouvera en situation difficile et Georges Pompidou ne fera qu’un passage « éclair »! Ce ne sera qu’un intérim avant l’arrivée de François Xavier Ortoli…Chacun arrive avec « sa réforme » et ses grandes idées, mais, le système scolaire va progressivement se dégrader…

En 1989 la loi Jospin va émettre le projet ambitieux d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat. Etait-ce un projet raisonnable ? Et, surtout, qu'est devenu le BAC après cette trop belle et trop utopique idée ?
« Chaque changement de ministre donne lieu à un certain nombre d'aménagements dans les ministères. Untel décide de renouveler le mobilier, un autre de transformer certaines pièces en bureau ou en salle de travail. A chaque remaniement ministériel suit une série de réaménagement des locaux, plus ou moins coûteux. » (et, tout cela à NOS frais !!!!)
Où en est l'éducation nationale aujourd'hui ? 


"Une jeunesse déréglée et intempérante ne transmet à la vieillesse qu'un corps épuisé."( Cicéron)




mardi 3 novembre 2015

La réforme du BAC !












Que doit-on penser du projet de cette réforme du Baccalauréat ?
L'Education nationale cherche de nouvelles solutions pour limiter le décrochage scolaire, notamment à la fin du lycée.
Une réforme du baccalauréat pourrait bientôt permettre aux élèves qui redoublent leur Terminale de conserver leurs notes au-dessus de 10 obtenues à l’examen. Redoubler consisterait à ne suivre que les cours dans lesquels l'élève n’a pas obtenu la moyenne.
Pour Rachida Dati : cette réforme va démotiver les élèves, compliquer la tâche des enseignants et dévaloriser un peu plus le bac !
 Hervé Gattegno, journaliste répond à Yves Bourdin :
« Trop d’élèves l’obtiennent pour que ce soit une vraie sélection. »

« Il y a une réforme qui a été faite, c’est celle du bac professionnel en trois ans : près d’un tiers des candidats sont issus de cette voie. D’après vous, c’est une réussite ?
Plutôt une fausse bonne idée. Le bac pro a été institué il y a 10 ans pour arriver à une meilleure formation des futurs ouvriers, et en même temps pour satisfaire à l’objectif ultra-démagogique de 80% de bacheliers dans une classe d’âge. C’était le comble de l’égalitarisme : ça a fait baisser le niveau d’exigence, si bien que l’accès à l’université se fait maintenant entièrement sur dossier, et le bac pro a été perverti puisqu’avec la montée du chômage, ceux qui l’ont sont tentés de poursuivre des études qui débouchent souvent sur des impasses. Au total, le bac pro a revalorisé l’image des filières professionnelles mais il y a toujours plus de jeunes pas ou mal formés. C’est un échec. »

Il me semble que la vraie question est : Pourquoi ce décrochage scolaire ? N’est-il pas bien antérieur à l’année de terminale ?
Cet « objectif ultra-démagogique de 80% de bacheliers dans une classe d’âge » n’a pas pris en compte le fait que certains élèves ne sont pas doués pour les études mais ont de l’or dans les mains et, cet « or là », rien n’est fait pour les aider à le développer !
Ce qui peut empêcher ce décrochage est que l'élève se sente à sa place dans cette classe.


«  Quand mon fils m’a avoué qu’il détestait l’école, qu’il avait des maux de ventre en partant le matin, je me suis interrogée ? Qu'ai-je fait de mal ou, pas fait pour la lui faire aimer ?
Il est certain que les parents, et à plus forte raison quand ce sont des enseignants, ne s’interrogent pas sur les dispositions de leur enfant pour les études ! Leur enfant se doit d'être doué ! Combien d'enfants d'enseignants rateront leur voie pour plaire à la famille ?
Quand cessera-t-on de considérer qu'il n'y a qu'une forme d'intelligence ?
Quand cessera-t-on de penser que l'enfant doit avoir ce fameux BAC ? Pourquoi ne pas revaloriser l’intelligence manuelle et toute autre forme d’intelligence que celle attendue par l’école « ordinaire » ?
Je reste souvent admirative devant la dextérité et la compréhension rapide d'un jeune face à un problème mécanique ou autre ! Pourquoi continuer à ignorer cela ? Il faut revaloriser le travail manuel et donner la possibilité à l'adolescent de reprendre des études ! Les enfants n'évoluent pas tous de la même manière. »
Quand un Ministre de l'Education Nationale n'est pas apte à comprendre cela, il (ou elle ) n'a rien à faire dans ce ministère !!!!
Je crains que tout cela n'ait qu'un objectif : 2017 !
Peu importe les moyens employés, le seul but, les élections !

" Ce qui est le plus négligé dans nos écoles est justement ce dont nous avons le plus besoin dans la vie " (Herbert Spencer)


lundi 19 octobre 2015

“La vieillesse est impitoyable.” (Jean de La Fontaine)



 « La vieillesse est un naufrage » (Chateaubriand)

"Des patients lavés à l'eau froide, giflés, des vols à répétition: une plainte a été déposée pour maltraitance contre une aide-soignante de l'EPHAD de Bobigny…."
De tels déplorables faits divers sont bien trop fréquents.
Si vous avez de sérieux doutes ou vous êtes témoin de maltraitance envers une personne âgée, Il est primordial de le signaler à la DDASS (Direction départementale des Affaires sociales) ou au bureau social de la mairie.

C’est en allant chanter dans les maisons de retraite que j’ai pu donner tout son sens à cette citation de Chateaubriand. Bien sûr, l’âge du "naufrage" n’est plus le même qu’à son époque mais, « naufrage » il y a bien souvent.
J’ai découvert ce milieu en allant rendre visite au Papy mais, même si j’ai alors compris qu’on pouvait aider ces personnes, leur apporter un peu de joie, je ne pensais pas qu’un jour j’irais chanter pour les résidents.
J’ai commencé avec une chorale à chanter POUR eux mais,  lorsqu’on m’a proposé de chanter AVEC eux, je n’ai pas hésité et, c’est ainsi que nous sommes un groupe de 5 à aller tous les 15 jours chanter AVEC eux.

La 1ère fois, j’ai été très émue, j'ai eu les larmes aux yeux mais, par la suite j’ai pris beaucoup de plaisir à chanter avec eux. De la joie dans leurs yeux quand ils nous voient arriver et, ceux qui le peuvent chantent avec tout leur coeur ! 
Tandis que certains chantent avec nous, d’autres nous écoutent et nous regardent et, il n’est pas rare de voir la flamme du souvenir s’éveiller dans leurs yeux quand nous interprétons des chants de leur jeunesse.
Mais, pour faire travailler leur mémoire, nous leur apprenons également des chants nouveaux qui n’appartiennent pas du tout au répertoire de leur jeunesse.
C’est très émouvant !
Je ne comprends pas comment on peut être aussi méchant avec des personnes aussi vulnérables, de grands enfants. 
J’ai rencontré aussi dans ce milieu du personnel formidable, des personnes qui aiment leur métier et qui aiment ces personnes dont elles s'occupent….
Certaines résidentes amènent leur poupée et leur parle comme à un enfant, l’enfant qu’elles n’ont pas eu peut être, ou l’enfant qu’elles ont perdu …..Certains reçoivent peu de visites et doivent se sentir abandonnés.
D'autres ont choisi de continuer leur vie là et ce sont souvent ceux là qui chantent avec nous.... 

 Je n'ai jamais ressenti la maltraitance dans les maisons où je suis passée mais, nous savons que cela existe et c'est bien que celle-ci soit dénoncée. 
Elle peut prendre des formes très variables qui n’apparaissent pas toujours de façon évidente. Il peut s’agir de simples négligences, mais aussi de réelles violences physiques, psychiques ou sexuelles……
La maltraitance peut être passive et se traduire alors par de l’indifférence ou encore le non-respect des désirs du résident (heures de lever ou de coucher, toilette, douche, passage aux WC…)










Attention :

Une maltraitance ordinaire, faite de négligences, de petites humiliations, de privations, de vexations, d’une infantilisation ou de méchanceté, peut être invisible et non exprimée par les résidents.
N’hésitez pas à alerter les autorités lorsque vous êtes témoin d'un cas de maltraitance envers une personne âgée : DDASS (Direction départementale des Affaires sociales) ou au bureau social de la mairie.

Ne laissez pas faire ! N'oubliez pas que vous irez également vers la vieillesse, et que vos forces vous abandonneront, n'oubliez pas que  vous aurez besoin d'aide. Faites en sorte, que cela change.

"Quand je cesserai de m'indigner, j'aurai commencé ma vieillesse. " (André Gide) 

La vie n'a pas d'âge

L
a vie n'a pas d'âge.
La vraie jeunesse ne s'use pas.
On a beau l'appeler souvenir,
On a beau dire qu'elle disparaît,
On a beau dire et vouloir dire que tout s'en va,
Tout ce qui est vrai reste là.


Quand la vérité est laide, c'est une bien fâcheuse histoire,
Quand la vérité est belle, rien ne ternit son miroir.
Les gens très âgés remontent en enfance
Et leur coeur bat
Là ou il n'y a pas d'autrefois.
(J
acques Prévert()


vendredi 16 octobre 2015

Toulouse : Mais, pourquoi tant de violence ?????




Article de La Dépêche du 14/10 :
« Un individu très énervé et violent s'en est pris à un homme de 74 ans, peu après minuit, dans la nuit de lundi à mardi, au niveau de la station de métro des Arènes. Il l'a roué de coups avant que des agents Tisséo n'interviennent. À l'arrivée des policiers, la victime, choquée, a été secourue par les sapeurs-pompiers sans pour autant être transportée à l'hôpital.
À ce moment-là, trois amis de l'agresseur sont intervenus pour le libérer. Les policiers ont dû faire usage de bombe lacrymogène afin de les faire fuir.
Chargé dans le véhicule de police, le fou furieux a continué à s'exciter. Il a mis plusieurs coups de tête dans l'habitacle de la voiture tout en proférant des injures et des menaces. Il a notamment invoqué le tueur au scooter : «Mohammed Merah était un petit comparé à ce que je vais vous faire…»
Il a ensuite tenté de donner un coup de tête à un policier qui a dû le repousser et s'est blessé légèrement à la main dans la manœuvre. L'homme de 44 ans a été placé en garde à vue.
Hier, le syndicat Unité SGP FO a dénoncé ces violences et demandé «la plus grande fermeté à l'encontre des individus interpellés». »

Mais, où est le Toulouse que j’ai connu ?
Que se passe-t-il dans la « ville rose » ?
La même violence partout !!!!
Est-ce le fait de trop de laxisme ?

Cette semaine, les policiers manifestaient ! Ils  sont venus crier leur colère ce mercredi devant le Ministère de la Justice suite au problème survenu le 5 octobre.  Un policier de la BAC (brigade anti-criminalité) a été grièvement blessé par un braqueur.  Celui-ci avait profité d'une permission de sortie pour s'évader de prison.
Le conflit entre la police et la justice s’amplifie !
La police trouve les juges laxistes. Elle leur reproche de ne pas assez punir les coupables. La " réalité du terrain "
n’est pas prise en compte et, alors qu’il leur faut des mois, voire même des années pour trouver les coupables, ces derniers n’écopent que de peines légères et, de plus, bénéficient de remises de peine et permissions qui ne semblent pas logiques.

Ma tante qui avait toujours vécu à Toulouse me disait cela fait quelques années qu’elle n’osait plus rentrer après 20h.
Qu’est devenue la « ville rose » ?
Toulouse, la ville chérie de mes jeunes années, qu’en a-t-on fait ?

Le BAC en poche, je poursuis mes études à Toulouse. La « ville rose » nous tend les bras.










Toulouse, chère à C.Nougaro avec sa basilique romane St Sernin, les bords de la Garonne et ses ponts célèbres : St Michel, St Pierre, le pont neuf, le pont des Catalans et bien d’autres encore incitaient à la balade. Les terrasses des cafés de la place du Capitole, nous accueillaient au soleil. Installés dans les fauteuils, nous pouvions admirer la magnifique façade de l’hôtel de ville avec sa « salle des illustres » qui a assisté à l’union de tant de couples, (dont le mien !), et son théâtre, temple de l’art lyrique et de l’opéra. Le donjon contigu au monument héberge l’office du tourisme. La place Wilson entourée de cafés, boutiques et cinémas est un des endroits les plus animé de la ville et, cette rue St Rome dans laquelle nous aimions tant flâner et faire du « lèche vitrine.
La rue du Taur avec ses boutiquiers et ses petits cafés est chère à mon cœur. C’est dans un petit bar : « l’Esquile » où nous nous retrouvions avec des copains et refaisions le monde jusqu’à tard dans la nuit..
« Qu'il est loin mon pays qu'il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
O mon païs ô Toulouse ô Toulouse…….. »


lundi 12 octobre 2015

La violence n'est pas simplement physique !


Des images qui ont fait le tour du Monde !!!!

5 octobre 2015….. Air France aux prises avec la colère d’employés !
Une semaine après que la photo de Xavier Borseta, PDG à Air France, chemise arrachée et tentant d’escalader un grillage pour fuir la colère d’employés Air France, une semaine après, cinq employés ont été interpellés à 6h du matin à leur domicile.

Selon certains sondages, une majorité de sondés comprennent sans approuver !
Le plan de restructuration de la compagnie menace 2900 emplois 
Plusieurs  sources syndicales  redoutent des suppressions de poste supplémentaires en 2017, portant le total jusqu'à 8 000.
Les salariés impliqués dans ces agressions,  risquent des sanctions disciplinaires (licenciement pour faute lourde) mais, également des poursuites pénales.

11/10/2015 : Six cents croix blanches devant la basilique de Sainte-Anne-d'Auray, dans le Morbihan.
600 croix blanches symbolisant les 600 agriculteurs qui se donnent la mort chaque année !
Cette action spectaculaire menée dimanche matin dans une petite ville de Bretagne a pour but d’attirer l'attention des autorités sur la situation très difficile des agriculteurs français.

En France, près d’1 décès sur 50 est un suicide.

Dans l’enseignement, le  chiffre est alarmant : 39 cas par an pour 100 000 enseignants : profession la plus touchée, suivie de près par les fonctionnaires de police (35 pour 100 000).

Extrait de : Au risque de me perdre : 
Alors qu'elle avait dû rencontrer une inspectrice pour son travail, alors qu'elle apprenait que c'était fichu, qu'elle n'aurait pas ce poste d'adjoint, cette personne lui a dit en la voyant pâlir :
- «  Vous n'allez pas vous suicider ? »
« Me suicider ? M’a-t-elle dit alors, pourquoi, y a-t-il raison à se suicider ? Pourquoi ces mots durs ? Est ce la seule solution dans ce cas-là ? Ne vaut-il pas mieux se battre pour obtenir ce qu'on désire ? Le suicide des enseignants est-il donc chose fréquente ? Et, si c'est le cas, pourquoi l'Education Nationale reste-t-elle indifférente ? Elle se contenterait de constater ? C'est déplorable !
Mais, hélas ! de tels faits divers font les gros titres de la presse, celle des journaux locaux mais aussi des journaux nationaux comme Libération et le Monde.













Cette découverte l’interpelle et l’effraie. Elle décide de faire des recherches sur Internet.
« Une carte socioprofessionnelle des candidats au suicide montre que les enseignants, en particulier les instituteurs, paraissent «fragilisés par de mauvaises conditions de travail et des relations conflictuelles avec les publics qu'ils rencontrent. »
Devant ses yeux défilent différentes affaires qui sont tombées dans l’oubli et qui ont eu pour triste aboutissement : la mort !
Elle ne peut que rester abasourdie et affolée en découvrant tout cela dans « Le Monde »: Mardi 23 septembre 2008 à 15h05 :
« Le monde des enseignants est en émoi à la suite du suicide de l'un d'entre eux après son placement en garde à vue. »

« Se suicider c'est être décidé à mourir :
L'idée reçue : ceux qui passent à l'acte sont vraiment décidés à mourir.
La personne qui passe à l’acte n’a pas vraiment le désir de mourir. Elle veut surtout mettre fin à une douleur intolérable, insupportable et cela, après avoir tenté de plusieurs façons, sans succès, de trouver une solution à ses problèmes. » (Marjorie Lenhardt : Psychologies).

Appel au secours, ras le bol de la vie, troubles mentaux…..quelle que soit la cause, il ne faut jamais minimiser les intentions de se suicider d’une personne.

Cette manifestation de violence chez Air France n’a pas laissé grand monde indifférent. On parle beaucoup de violence des employés mais, on oublie la violence morale que subissent ces personnes qui, demain, vont se retrouver ‘sur le carreau », sans emploi !
Et, combien sont-ils dans ce cas qui perdent travail, famille, sont obligées de vivre dans leur voiture (quand elles en ont une !) et se retrouvent un jour au secours catholique ?

J’ai été troublée quand j’ai appris ( deux ans après) , la cause exacte du décès d’une personne que j’avais bien connue : il s'est tiré une balle dans la tête !
Mais, quand il a été évoqué ce geste violent qui a troublé la famille, il a été oublié d’évoquer la violence morale qui avait été imposée à cet homme !
Peut-être son divorce, son mal être, la solitude, le ras le bol des critiques, l'attitude qui le blessait de la part de ses enfants,  de son ex-femme et de son mari ont-elles été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » ?
Beaucoup de questions sans réponse, mais, les faits sont là et, un jour, c’est le passage à l’acte ! Peut-on rester indifférent devant cela ?
Personnellement, depuis que j’ai appris cela, mes nuits sont troublées et je me demande souvent, quand de tels faits se produisent (car il s’en produit chaque jour) comment peut-on encore dormir paisiblement sur ses deux oreilles ?
Personne n'est parfait mais, en arriver à un tel acte dénote vraiment une détresse que personne n'a vue ou n'a voulue voir !
Aujourd'hui, je lui rends un hommage car, aussi difficile à vivre soit-il, il ne méritait pas ça ! Je suis surprise que ce bel homme ait choisi une telle fin, lui qui était si soucieux de son apparence !

Suicide : "Ce moyen qui nous soustrait à la persécution des hommes " (F.R de Chateaubriand)

Quand on évoque le terme "violence" beaucoup voient un geste physique mais, la violence morale, celle qui avance insidieusement et détruit la personne, cette violence, celle que l'on ne voit pas, n'est-elle pas pire et plus destructrice ?
On ne peut justifier une violence physique mais, il faut réfléchir à ce qui l'a entraînée ! La personne agressée moralement devient violente vis à vis de l'autre mais, s'en prend parfois à elle même et.....ce peut être le suicide !

 « La violence sous quelque forme qu’elle se manifeste est un échec » (J.P Sartre)


mardi 1 septembre 2015

1er septembre 2015 : C'est la rentrée !!!!!

1er septembre 2015 : C'est la rentrée des élèves !

Combien de rentrées ai-je vécues ?
Chaque Ministre y va de sa réforme ! Il ne faut surtout pas que l'on oublie son passage, aussi court soit-il, au Ministère de l'Education Nationale !!!!!









L’interview de Philippe Meirieu dans le Café Pédagogique m'a vraiment intéressée : "Nous sommes en pleine amnésie pédagogique" et, c'est hélas, ce qui se produit depuis de nombreuses années.
"En matière pédagogique, nous sommes en pleine amnésie : tout ce qui a été imaginé depuis deux siècles est tombé aux oubliettes". Triste état des lieux pour Philippe Meirieu qui s'étend à l'action d'un Etat qui n'a plus les moyens de ses politiques. Raison de plus, pour Philippe Meirieu, de défendre le travail de l'équipe pédagogique, l'accompagnement des élèves par les professeurs, la redistribution des moyens vers ceux qui en ont besoin". 
Triste constat de P.Mérieu mais, beaucoup de lucidité !!!!
En matière pédagogique, nous sommes en pleine amnésie : tout ce qui a été imaginé depuis deux siècles est tombé aux oubliettes ; tout ce qui avait été construit dans les années 1980, dans le cadre des MAFPEN par exemple, est ringardisé ; la disparition des IUFM – qui n’étaient pas parfaits, loin de là, mais qui constituaient un cadre possible pour une formation professionnelle - a porté un coup fatal à l’idée même de formation, et les ESPE restent souvent dans une « logique d’enseignement », en juxtaposant simplement des cours ; les innovations pédagogiques ne trouvent guère, à quelques exceptions près, de véritable reconnaissance et l’institution se focalise sur les outils, souvent au détriment des finalités, et même des méthodes, etc. Cette amnésie est telle que nous réinventons en permanence l’eau tiède tout en donnant aux enseignants le sentiment d’un bégaiement permanent.(P.Meirieu)

Voici ma propre expérience de ces nombreuses rentrées !

J’ai commencé très tôt à être auxiliaire, voguant de ci de là, au rythme de remplacements et d’une vie de bohème faite de travail dans des lieux différents mais aussi d’amis, de repas, de « bringues ». Une vie qui me plaisait et que j’aurais dû continuer encore longtemps si…. j’avais su ce que je sais aujourd’hui ! Une vie d'errance qui m'a beaucoup apportée. Il ne faut surtout pas craindre l’Inconnu, et, voguer de poste en poste, de département en département, de lycée en collège est une expérience des plus enrichissantes. J'ai pu ainsi plus facilement m'intégrer partout et, je me sens très facilement à l'aise où que je sois.
Pourtant, j’étais, une grande timide et, il m’a fallu me battre beaucoup contre moi-même pour en sortir. Je me souviens être passée plusieurs fois devant des personnes assises sur un banc et, comme on m'avait inculqué cette notion de politesse chaque fois que je passais, je disais bonjour, ce qui amusait ces dames. J'éprouvais une telle gêne que je ne savais que dire sinon « bonjour ». Il est vrai que cette notion rudimentaire ne me quittera jamais. Je ne supporte pas qu'on puisse passer devant une personne que l'on connait sans la saluer même si on ne l'aime pas.
J'ai d'ailleurs été surprise devant les paroles d’un ami principal.
« Pourquoi obliger quelqu'un à te dire bonjour s'il ne t'aime pas et, n'en a pas envie » m’a-t-il dit.
« Alors, » lui ai-je répondu, « pourquoi demander politesse et correction à des enfants si nous n'arrivons pas à l'appliquer nous même? Pourquoi leur inculquer et leur imposer de telles notions, de quel droit ? Pourquoi ? »
Il ne m'a pas répondu. Peut être à t-il réfléchi à cela par la suite ? Cela m'a choquée parce que dans le milieu du travail, c'est le minimum. Pourquoi demander aux enfants de nous saluer s'ils ne nous aiment pas et n'en ont pas envie ? Pourquoi leur imposer si cette discipline nous ne sommes pas nous même capables de l'appliquer.
Cet ami a une dizaine d'années de moins que moi aussi, j'en arrive à me demander si je suis si « vieux jeu » que ça ? Ce peut-il qu'en si peu d'années on ait perdu des notions aussi élémentaires, se peut-il qu'on se soit à ce point déshumanisé?
Je me sens bien en Afrique parce que là-bas, un salut, un sourire sont monnaie courante, c'est …. normal ! Les gens ne vous connaissent pas mais vous saluent en souriant. Ils aiment que nous, « les toubabs »(c'est ainsi qu'ils nous appellent au Sénégal), nous leur donnions ce bonjour qui est une marque de reconnaissance alors que le silence leur semble du mépris !

« Dis-moi quelle violence est pire que le silence? » (J.-Pierre Guay). 














Lors de ma dernière inspection, les enfants étaient aussi énervés que moi et faisaient n’importe quoi ! J’étais mal, et, pourtant, cela faisait plus de 30 ans que j'enseignais et, des inspecteurs, j'en avais vu quelques-uns ! En plus, rien ne fonctionnait… même les chronos se liguaient contre moi et refusaient de se mettre en route… impressionnant, tout s’en mêlait ! Les élèves n'écoutaient rien. Pourtant, c'était une classe très sympathique habituellement. Je n’étais vraiment pas moi-même. et, ce froid, cet énervement…. tout me laissait penser que le lendemain se serait la neige ! L’inspectrice, très sympathique d’ailleurs, à laquelle je soumettais cela a ri et m’a répondu que la météo n’avait pas prévu cela…..
Le lendemain, j'ai ouvert mes volets tôt, car, je devais partir à Lyon avec Alice. Quelle surprise ! La nature était blanche et, un épais manteau recouvrait les routes. 
Finalement, ma note d’inspection sera bonne… Je connaissais bien les enfants. Mon nez et mon sixième sens ne m’avaient pas trompée ! »

Et, oui.....la POLITESSE, le RESPECT, l'AUTORITE.....tant de valeurs bannies de nos jours pour ne pas perturber l'enfant !!!!! 
La vie, ce n'est pas un long fleuve tranquille et faire croire à l'enfant, l'adulte de demain, que tout lui sera épargné ne me semble pas une excellente idée et, c'est lui donner une idée fausse de la vie. 
Que l'on ne soit pas étonné de voir ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. A-t-on donné à l'enfant "l'envie d'avoir envie"  comme le chante Johnny Hallyday ? 

On m'a trop donné, bien avant l'envie
J'ai oublié mes rêves et les mercis.
Toutes ces choses qui avaient un prix,
Qui font l'envie de vivre et le désir,
Et le plaisir aussi

Qu'on me donne l'envie,
L'envie d'avoir envie,
Qu'on rallume ma vie. 


vendredi 21 août 2015

Drame du divorce

Un article particulièrement affreux ne m’a pas laissée indifférente. Et, d’ailleurs, comment pourrait-on rester indifférente devant une telle horreur ?
Un drame du divorce : Le père entraîne dans sa folie ses deux enfants âgés de 2 et 3 ans.
Il se jette d’une falaise dans le Haut Jura enlaçant ses deux enfants et les emportant dans sa chute.
On ne peut que penser à la pauvre mère qui a subi ce drame...... C'est l'horreur !
En lisant cela, la 1ère réaction est : « ce n’est pas possible, il est fou ? ». Le désespoir est très proche de la folie et le divorce est souvent une épreuve difficile où les deux se déchirent, se dépècent !
On ne peut excuser ce geste affreux mais, l'amour est si près de la haine....  Mais, pourquoi faire payer aux enfants votre échec ? 
Un jour, bien longtemps après parfois, l'enfant qui est devenu un homme vous expliquera par ses mots à lui comment il a vécu cela et, ses mots ne seront pas toujours très tendres !
Ayez l'intelligence de l'écouter, de le comprendre, de lui pardonner et, un jour, quand le moment sera venu, vous pourrez vous aussi lui expliquer..... 
Mais, celui ou celle qui n'a pas cette intelligence va se buter dans son orgueil et il n'en sortira rien de bon. Il fera souffrir son enfant et s'il a un brin d'humanité, il souffrira lui aussi ....Mais, hélas pour certains le brin d'humanité s'est envolé et le "fric" est devenu le seul attrait !
Votre enfant a souffert pendant que vous vous déchiriez et il ne pouvait rien dire alors....Aujourd'hui, il parle, écoutez le même si ça vous fait mal, même si ça vous parait injuste......Avez-vous été juste, vous qui l'avez mêlé à une histoire qui n'était pas la sienne, mais la vôtre ?




Deux personnes qui se sont aimées vont se déchiqueter ! C’est horrible et, quand, en plus, une personne extérieure, méchante de surcroît, jalouse, bref, une teigne !!!! lol vient attiser le feu, c’est le cauchemar !
Mais, il faut se dire, que le mal revient toujours au mal et qu’un jour vous, vous n’aurez plus mal !

Cela peut se passer bizarrement et, bien des années après….Un simple coup de fil qui vous fait découvrir que la personne à laquelle vous parlez n’a rien en commun avec celui ou celle que vous avez aimé (e), c’est un étranger …. Le temps qui passe avait enjolivé le souvenir, mais, là, vous découvrez que vous avez tout faux ! Il n'a pas changé, parfois pire ......Il ne ressemble en rien à la personne que vous aviez connue et il a montré sa vraie personnalité... Pendant des années vous avez culpabilisé vous disant : "j'aurais dû, je n'aurais pas dû....," mais, en fait, vous n'aviez plus rien en commun et vous n'aviez plus les mêmes valeurs....  Comme je dis souvent :"le ver était peut être dans le fruit" et vous ne l'aviez pas vu ou ne vouliez pas le voir pourtant,  à diverses occasions il vous a montré son vrai visage mais, c'est dérangeant de se dire : je me suis trompée ! Les événements vous ont obligé à accepter la vérité. Dites MERCI !!!!
Et, vous voilà guéri (e) !!!!!

Il m'arrive comme à tout le monde de penser à ma vie avant, avant mon divorce et à me demander ce que je serais aujourd'hui.
Je n'ai pas la réponse mais, je sais que je n'aurais pas couru le monde pour visiter tout d'abord et pour ensuite apporter mon aide en Afrique ou autre. Je crois aussi que je n'aurais pas ouvert ce blog et je pense que je serais peut être devenue une petite bourgeoise intéressée beaucoup par le fric et bien peu par les autres....Qui sait ? Même si cette pensée m'effraie, je serais peut être devenue cela !
Un mal pour un bien .....
Merci à la vie !

Ce fait divers me ramène à ce que j'avais écrit dans mon livre (p43).

En 2009, j’avais dans un livre décrit une telle situation vécue par Julye dans « Au risque de me perdre » et en le relisant ça me fait « froid dans le dos » !!!!!
Le couple s’étiole, le divorce suit, période difficile et, je ne sais plus où j’en suis……ce que je veux… je perds pied…. je découvre un être qui m’était inconnu… dur, sans cœur ! Est-ce moi qui l'ai rendu ainsi, est-ce la vie, le travail ou cette personne qu'il a croisée sur son chemin.....
« Si la rencontre est un hasard, la rupture est toujours une nécessité. » (Suzanne Robert)
Malgré tout, comment des personnes qui ont partagé tant de choses peuvent-elles se déchirer ainsi ? Si je voyais cela de l'extérieur, je dirais…. ce n'est pas possible ! Et pourtant, le sentiment amoureux est devenu haine. Personne ne se reconnaît plus et, lorsqu'il m'arrive de repenser à cette période, j'ai l'impression que ce n'est pas vrai, que j'ai rêvé… que je vais me réveiller un beau matin et découvrir que c'était un cauchemar ! Ce désir de faire mal… de vouloir vraiment «  me faire perdre la tête », de me faire croire que je devenais folle. Aujourd'hui encore, je me dis, ce n'est pas vrai, un homme ne peut se transformer ainsi ! Mes papiers disparaissent. Je les cherche partout et, par magie, ils réapparaissent.  « Tu perds la tête me dit-il ! »..Oui, j'aurais pu la perdre. J'ai eu parfois l'impression de devenir… folle !

Combien d'enfants sont spectateurs de telles scènes de violence ? Ces mêmes enfants que nous retrouvons sur les bancs de l'école, désarmés et que nous ne comprenons pas toujours.

« Qui a conscience de sa folie n'est pas bien fou » 
Les propos du taoïste Tchouang Tseu me rassurent !






L'expérience des autres ne sert pas toujours mais, cela permet de s'apercevoir que nous ne sommes pas seuls et cela peut rassurer !
On croise sur le chemin de la vie toutes sortes de personnes, des bonnes et des mauvaises, mais, c'est votre chemin, acceptez-le car, vous n'avez pas le choix ...

Mais, vous avez le choix de vous entourer de personnes positives......Fuyez les autres !

samedi 15 août 2015

Laure Betbeder : Fin de la grève de la faim







Après 24 jours de grève, Laure a enfin obtenu gain de cause.  L’enseignante de SVT du collège de Bellefontaine à Toulouse, est réintégrée dans son poste à la rentrée.
Le chef d’établissement a été muté dans un autre collège de l'agglomération, dans l'intérêt du service.
Mais, sur les 6 enseignants concernés, Laure est la seule à être réintégrée. Ses collègues ont tous été mutés. C’est incompréhensible !
Bref rappel du problème : En lutte depuis le mois de novembre, en grève durant trois semaines en décembre, en désaccord avec le chef d’établissement  et ce, pour dénoncer le manque de moyens pour appliquer la réforme des réseaux d’éducation prioritaire.
Le 22 mai, convoqués au rectorat, ils apprennent qu’ils sont mutés !

La réforme qui prône l’autonomie des collèges ne va-t-elle pas donner trop de pouvoir aux chefs d’établissement et conduire à des dérives similaires ?
« Je me suis rendu compte que ce qu'on nous demande d'appliquer avec les élèves, dialogue, écoute, aide, on ne le fait pas pour nous enseignants. Exemple, il a fallu que j'attende le dix-huitième jour de grève, le 10 juillet, pour être enfin écoutée par la médiatrice de l'Éducation Nationale missionnée par la ministre, qui a mis en place un protocole de médiation, et après avoir écouté tout le monde, a fait valider ma réintégration. » (propos de Laure recueillis par S.R dans La Dépêche).

Et, moi, dans mon parcours d’enseignante j’ai aussi découvert bien des faits, textes et autres qui m’ont écœurée et que j’ai relaté dans : « Au risque de me perdre » .

Extraits de « Au risque de me perdre » :
Je me permets, à ce propos, de citer certains passages du « livre vert sur l'évolution du métierd'enseignant » :
« Repenser la dynamique de la carrière des enseignants, c'est tout d'abord s'interroger sur le rythme de cette carrière. »(p.208)
« la demande des enseignants est qu'on leur donne la possibilité d'une « respiration professionnelle ». (p.47)
Evoquant le désir des enseignants, il est aussi dit ceci : « Ce qu'ils attendent, ce sont des possibilités de diversification, de mobilité, d'ouverture... »(p. 208).
En considérant l'allongement du temps de travail, n'est-il pas nécessaire de développer ce qui a été évoqué p.209...un régime de « seconde carrière » ?

Mais, je découvrirais aussi :


 « En cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, sans qu'un reclassement ait été possible, le fonctionnaire est mis à la retraite sans délai, à sa demande ou d'office, à l'expiration d'un délai de douze mois à compter de sa mise en congé. » (circulaire n°1711 du 30 janvier 1989)
Ce qui signifie que l'Education Nationale, un service public, peut, sous prétexte qu'il ne trouve pas de possibilité de reclassement, envoyer le fonctionnaire à la retraite de son propre chef, sans que l’intéressé ait donné son accord ? C'est tout simplement ahurissant ! »
Plus elle entre dans les textes, plus Gaby est écœurée !
Elle demande un rendez-vous au médiateur censé régler le problème avec le rectorat. La
plupart de ses courriers sont restés sans réponse ! Est ce normal ? C'est un ancien proviseur, auquel elle expose ses problèmes et présente les différents courriers préparés, parfois envoyés, mais, il s'efforce de défendre l'administration dont il dépend ! Cela ne l'étonne pas vraiment, il est le médiateur du rectorat ! Il lui fait d’ailleurs remarquer que ses courriers envoyés au ministère ne servent à rien et, au contraire ils mécontentent les services ! Elle ferait mieux de se taire !
C’est un bon fonctionnaire dira-t-elle par la suite … ça veut tout dire avec elle !
« De toute façon », me dit-elle, « si je ne fais rien, cela ne bougera pas, si je me défends et frappe à toutes les portes, c’est dérangeant ! Tant pis, je préfère déranger ! J’ai dit au médiateur que j’irai jusqu’au bout ! Où est le bout ? m’a-t-il demandé. Je n’en sais rien lui ai-je répondu mais …j’y vais ! »
Il lui apprendra aussi que si l'administration n'a pas répondu dans les trois mois, cela signifie… refus ! Elle apprend par la suite d'un député rencontré que c'est l'inverse dans le service privé! Il est étonné que le service public bénéficie d'un statut différent. Par la suite Gaby fera parvenir un courrier au médiateur :
« Même si mon problème doit se régler rapidement, je ne suis pas seule à être confrontée à de telles situations et, je trouve injuste cette façon d'agir qui risque de mettre en grave difficulté bien des personnes. L'accident n'est pas un choix ! Pénalisées par une perte de certaines capacités, ces personnes se retrouvent confrontées à des difficultés financières.
Malgré tout le respect que je peux porter à mon employeur (l'Etat en l'occurrence), je ne peux rester indifférente à des situations qui me paraissent injustes. 
Dans son souci d'équité (comme vous me l'avez signalé), Mr le Recteur devrait aussi prendre en compte cela. »
Par la suite, elle surprendra une conversation téléphonique et comprendra qu’il suggère au responsable du service qu’on insiste pour qu’elle parte d’elle-même à la retraite.
«C’est révoltant ! » dira-t-elle en ouvrant la porte de chez elle. « Il semblait m’avoir comprise. Il m’a d’ailleurs dit que son choix personnel avait été d’arriver à 65 ans et, aujourd’hui, il préconise l’inverse pour les autres ! Il est sûr, qu’il touche sa retraite de proviseur et, peut-être bénéficie-t-il aussi d’émoluments pour sa fonction de médiateur ? Pense-t-il vraiment aux autres ? C’est quoi au juste…un médiateur ? »
Gaby est indignée ! A qui se fier ?














« Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste les voiles »(William Arthur Ward)



jeudi 16 juillet 2015

Laure poursuit son combat !







25ème jour de grève de la faim pour Laure, 11ème pour sa maman et 2ème pour Claire et Bakoly ses collègues de Bellefontaine venus la rejoindre dans sa lutte.
Aujourd'hui, le collectif Bellefontaine et les étudiants se sont retrouvés à la fac du Mirail où la ministre Madame Najat Vallaud Belkacem a annulé au dernier moment l'inauguration de la Maison de la Recherche!! Son secrétaire d'Etat à l'Enseignement Supérieur Monsieur Thierry Mandon est chargé de la remplacer.
La Ministre a préféré la vente d’armes aux Mexicains ! Peu lui importe la santé d’une enseignante !
Elle est Ministre de quoi finalement ?????
Unis contre la répression des mouvements sociaux, les étudiants, le collectif Bellefontaine et des représentants de syndicats ont manifesté devant la Maison de la Recherche pour dénoncer l'acharnement de la hiérarchie et l'absence totale de dialogue social.

« Chaque changement de ministre donne lieu à un certain nombre d'aménagements dans les ministères. Untel décide de renouveler le mobilier, un autre de transformer certaines pièces en bureau ou en salle de travail. A chaque remaniement ministériel suit une série de réaménagement des locaux, plus ou moins coûteux. »
Où en est l'éducation nationale aujourd'hui ?
Pourquoi cette morosité dans les salles des profs ? Même les mouvements de grève s'essoufflent. De moins en moins de gens concernés, de plus en plus de profs écœurés, désabusés mais qui continuent malgré tout à s’investir auprès de leurs élèves et dans la vie des établissements. (extrait de Au risque de me perdre" écrit en 2009 !!!!!!)

«Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front,
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.» (V.Hugo)



mercredi 1 juillet 2015

Gréve de la faim de Laure, enseignante à Toulouse.....

 






Le 18 juin 2015, le rectorat de l’académie de Toulouse prononce la mutation « dans l’intérêt du service » de 5 collègues enseignant-e-s du collège Bellefontaine. Le même jour, une 6°enseignante était traduite devant le conseil de discipline. Malgré un dossier vide et après avoir dû retirer des griefs, la sanction proposée par le rectorat a été «déplacement d’office ».
Ces six collègues étaient engagé-e-s, comme la grande majorité du personnel du collège, dans un mouvement de grève reconductible de trois semaines en décembre dernier. Ils demandaient de faire appliquer les décrets de loi sur l'éducation prioritaire et de partager entre tous les personnels, titulaires et précaires, les primes allouées aux établissements REP+.
Malgré les intimidations, les maltraitances et les mensonges de la part de leur chef d'établissement, malgré le silence et l'absence de dialogue des autorités académiques, nos collègues continuent de se battre contre des sanctions déguisées et la répression à l'encontre de 6 professeurs.
Où est l’intérêt du service quand on s’en prend à des collègues, reconnu-e-s pour leur professionnalisme et complètement investi-e-s au service de l’éducation prioritaire et des élèves ? Où est l’intérêt du service quand on démantèle des équipes pédagogiques expérimentées et soudées?
Depuis lundi 22 juin, une collègue victime de cette procédure a entamé une grève de la faim pour dénoncer ces mesures répressives et demander l'annulation de ces mutations forcées.
La détermination des 6 sanctionné-e-s et de leurs collègues, l’ampleur de la solidarité autour de cette lutte, ont contraint le Rectorat à un premier recul en abandonnant les poursuites disciplinaires et en renouvellant tous les contrats précaires de l'établissement. Mais le Rectorat persiste dans la volonté des procéder aux mutations forcées. Ce qui est inacceptable.
Trois de ces collègues concerné-e-s par ces mutations, dont Laure en grève de la faim, et une délégation de 10 personnes du collège Bellefontaine se rendront mercredi 1er juillet devant l'Assemblée Nationale à Paris et seront reçu-e-s par un député sensibilisé à leur lutte, qui les appuiera dans leur demande d'audience à Mme la Ministre de l'Education Nationale. (publié par le collectif du 22 mai)

"Le pot de terre contre le pot de fer" !!!! Tellement plus facile d'avoir des moutons et ce faits divers me ramène à ma propre histoire mais, aussi à ce mouvement des "enseignants désobéisseurs"  !!!

"Mais, tandis que le mouvement des enseignants « désobéisseurs » s’amplifie, Luc Chatel reste déterminé à poursuivre l’action entreprise par son prédécesseur !
Parmi ces enseignants, un directeur d’école élémentaire perdra son poste de direction, un enseignant Marseillais risque le licenciement, un prof d’histoire et géographie voit au bout de 25 années sa manière d’enseigner contestée. Il aura donc fallu 25 ans pour s’en rendre compte ? C’est incroyable !
Une épée de Damoclès au-dessus de la tête, ils attendent le verdict !

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » (E de la Boétie)

Pourtant, tous n’ont qu’un désir :
-          aller vers une école meilleure et leur réflexion s’accompagne de dialogues avec les parents tout en assurant leur service.
-          Continuer à travailler et agir au mieux pour aider l’élève à trouver la voie qui l’aidera à s’épanouir dans sa vie d’adulte et de futur citoyen.
Ce n’est pas en punissant que le système peut s’améliorer mais en écoutant et en réfléchissant ENSEMBLE !

« Les poursuites disciplinaires contre les professeurs des écoles « désobéisseurs » iront à leur terme, il n’a pas de raison d’y mettre fin » (propos tenus par le ministre sur France Inter)

Finalement cet échange de ministre permettait d’espérer que ce qui était impossible hier ne le serait plus aujourd’hui.
« Est-il absurde de désirer l'impossible ? » -  …

« Au fond, Dieu veut que l’homme désobéisse. Désobéir, c’est chercher »…. En murmurant cette citation de Victor Hugo, Gaby reste pensive et interrogative…."











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